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Les « relais d'opinion » et la communication éthique

Plusieurs professionnels pensent que les recherches, les publications, l'expression en publique ou toutes autres formes de partage de connaissances font parties de leurs métiers. Dans le monde professionnel, les personnes qui partagent leurs savoirs sont considérées comme étant des "leaders d'opinions". Les paroles qu'ils véhiculent peuvent avoir une lourde portée auprès de leurs clients, leurs employés, les médias qui les véhiculent ainsi que le grand public.

Dans certains cas, ces opinions sont jugées tellement importantes ou captivantes qu'elles forgent l'avis d'un grand nombre de personnes.

Ainsi, des lois peuvent en découler et des questions cruciales peuvent être tranchées en fonction de ces mêmes opinions relayées par différents moyens de communication, voir même "le bouche-à-oreille".

Si les organisations ou individus "leaders d'opinions" ont des intérêts stratégiques à ce que certaines idées deviennent populaires, et c'est souvent le cas, que ces opinions soient adoptées ou que des lois en résultent est bien souvent l'effet escompté.

Arrêtons-nous un instant et examinons ensemble le pouvoir des idées, leur impact et la responsabilité que leur partage implique. Avec les nouveaux médias, principalement virtuels, l'information se diffuse à une vitesse spectaculaire. Idem pour la désinformation.

Si les faits relatés s'avèrent êtres des rumeurs non vérifiées ou des opinions personnelles, la crédibilité de l'auteur de celles-ci peut être compromise ou, pire encore, des problèmes plus lourds de conséquences peuvent s'ensuivre, y compris juridiques.

Les entreprises, dans un souci d'exactitude, se doivent de vérifier toute information véhiculée par leurs employés. Elles doivent s'assurer que leurs "leaders d'opinions" vérifient les faits avancés, qu'ils  identifient leurs sources (non seulement pour la traçabilité de l'information, mais aussi pour éviter toute forme de plagia) et qu'ils suivent scrupuleusement les règles d'une communication éthique.

Par exemple, L'organisation de Relations Publiques des Etats-Unis (PRSA, The Public Relations Society of America) dispose d'une charte éthique que les membres promettent de respecter.

Malgré le fait que cette charte s'adresse aux membres, elle s'applique également à leurs clients. Parmi les premières déclarations, voici la suivante: "Une conduite professionnelle, avec vérité, exactitude, justesse et responsabilité vis-à-vis du publique".

De même, L'organisation des Professionnels du Journalisme ou (SPJ, Society of Professional Journalists) prend position pour conserver la confiance de l'opinion publique en affirmant que le rôle des journalistes est de chercher la vérité et livrer un juste nombre d'évènements et de problématiques. "Un des principes majeurs de la charte éthique de la SPJ est que les journalistes se doivent de vérifier l'exactitude des informations auprès de différentes sources et d'exercer la prudence pour éviter toute erreur".

Les relais d'opinion sont conscients de leurs responsabilités et connaissent les règles éthiques à observer lorsqu'ils diffusent leurs idées ou publient leurs propos. Les professionnels de communication sont indispensables à certaines organisations ou personnes.  Malgré l'explosion des moyens de communication, il est crucial de maintenir un haut niveau de confiance et d'intégrité dans les échanges.

 

 

 

Storia Inc. , 2011